Sarkozy en Guyane : des voeux sous forme de promesses
CAYENNE, le 22 janvier. Lors
de ses voeux aux populations d'outre-mer, Nicolas Sarkozy a promis qu'il
se rendrait à La Réunion lors du premier semestre 2012. | AFP / LIONEL BONAVENTURE
Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche à Cayenne, en présentant ses vœux aux Français d'outre-mer, qu'il se rendrait à La Réunion, autre collectivité d'outre-mer, «au premier semestre» 2012. Le président s'exprimait dans la salle du Zénith de la préfecture de la Guyane, au deuxième jour d'une visite dans ce département d'outre-mer appelé, comme la Martinique, à devenir une collectivité unique en 2014.
«La nouvelle impulsion donnée au
tourisme aux Antilles en 2011 ou le formidable engagement de la Réunion,
"île verte", dans la valorisation de son patrimoine naturel doivent
être accompagnés dans la durée», a affirmé le chef de l'Etat. «J'aurai
l'occasion de venir le dire moi-même aux Réunionnais, puisque je me
rendrai dans l'océan Indien au premier semestre de cette année», a-t-il
ajouté.
Le président de la République, qui s'est rendu depuis 2007 dans
plusieurs collectivités d'outre-mer (outre la Guyane, il est allé en
Martinique, Guadeloupe, Réunion, Mayotte et en Nouvelle-Calédonie),
n'est pas allé en Polynésie. «J'aurai l'occasion de m'adresser tout
particulièrement à eux dans les jours qui viennent», a-t-il ajouté, sans
plus de précisions.
Sarkozy : «Ici, ce n'est pas le far-west»
Nicolas
Sarkozy a par ailleurs affirmé que l'Etat lutterait «sans relâche»
contre les orpailleurs clandestins en Guyane, alors qu'une fusillade sur
un site illégal dans ce département d'outre-mer a fait 9 morts et 2
blessés graves dans la nuit de vendredi à samedi.
«Vous n'êtes pas
seuls contre les mafias de l'orpaillage clandestin, contre la
délinquance», a-t-il affirmé, ajoutant que l'Etat lutterait «sans
relâche» contre cela.
Selon le président de la République, il s'agit de deux bandes
constituées «essentiellement de Brésiliens». «Ici, ce n'est pas le
far-west et ce ne le sera pas», a-t-il martelé. «Si c'est la guerre, la
réponse de l'Etat sera à la hauteur de la situation. Ici, c'est la
République française», a-t-il ajouté
Selon le commandant de la gendarmerie en Guyane, le colonel Didier Laumont, il s'agit «d'une
fusillade
entre deux bandes qui se sont affrontées pour le contrôle de la zone»,
l'une des deux étant «soupçonnée d'être en possession d'armes de
guerre».
Source : LeParisien.fr